Des crèmes solaires écologiques pour diminuer notre impact environnement

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Des crèmes solaires écologiques pour diminuer notre impact environnement

Comme tout bon surfeur qui se respecte, tu fais sûrement usage de crème solaire pour protéger ta peau des rayons UV. Peut-être même que tu utilises un stick coloré pour être repérable sur au moins dix bornes.

Quoi qu’il en soit, tu dois savoir que l’écran solaire a un impact sur le milieu marin, et pas des moindres.

Avant d’attaquer le problème, commençons (de manière logique) par le commencement. Il existe sur le marché deux types de filtres UV entrant dans la composition de la crème : les filtres chimiques et les filtres minéraux.

 

Les crèmes solaires à action chimique, nocives pour le milieu marin et l’humain

Celles-ci sont composées de molécules organiques qui après avoir été appliquées sur la peau, absorbent les rayons UV. Ces agents chimiques, tu les connais peut-être. Ils répondent aux doux noms de parabène, silicone, oxybenzone, benzylidène et j’en passe et des meilleurs.

Si ces composés sont efficaces contre les brûlures, ils sont en revanche nocifs pour l’écosystème mais pas seulement :

Les agents chimiques des crèmes solaires sont à l’origine de la destruction progressive des algues et par extension, des coraux. Comment ? Certaines de ces molécules détruisent les zooxanthelles, qui sont des micro-algues vivant en symbiose avec les coraux. Au contact de molécules nocives, les zooxanthelles meurent entraînant avec elles les coraux environnants qui commencent par blanchir, puis périssent en seulement 48 heures.

On est d’accord, le littoral français n’est pas bordé de coraux… mais les mers et les océans n’ont pas de frontières. Et ce n’est pas parce que tu surfes dans nos eaux que celles d’ailleurs ne seront pas touchées.

Déposée par l’écran solaire chimique, la fine pellicule grasse que tu vois se répandre à la surface de l’eau ne perturbe pas seulement les coraux et les algues, mais aussi la faune marine. Par un effet boule de neige, le plancton se nourrissant de micro-algues se trouve lui aussi impacté et ainsi de suite. Finalement, c’est presque toute la chaîne alimentaire qui trinque.

 

Chaque année, nous déversons entre 4000 et 6000 tonnes de crème solaire dans les océans. De quoi faire un bon au plafond…

De fait, des mesures ont été prises sur certains spots très fréquentés. Le gouvernement d’Hawaï a ainsi prévu d’interdire les crèmes solaires contenant de l’oxybenzone et de l’octyl méthoxycinnamate (de l’OMC pour la faire courte) dès 2021. Au Mexique, les crèmes solaires chimiques ne sont pas autorisées autour de certains parcs naturels. L’objectif étant de protéger au mieux les récifs.

On avance doucement mais sûrement…

Mais au niveau sanitaire, les réjouissances continuent, puisque ces crèmes semblent également être toxiques pour l’humain en se retrouvant dans la circulation sanguine. Pour résumer, une substance barbare répondant au nom de buthylhydroxyanisol serait cancérigène (en plus de bien piquer les yeux et de défier les lois de l’orthographe). Tandis que la plupart des filtres UV sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Et ceux-là, on en a bien entendu parler ces derniers temps ! En modifiant ou bloquant l’action des hormones, ces molécules altèrent le fonctionnement de l’organisme. D’autres encore sont allergènes… Bref, rien de bien joli.

 

Les crèmes solaires à action mécanique, meilleures pour l’écosystème

Cependant, on a parlé tout à l’heure de deux types d’écrans solaires. Alors, qu’en est-il du second ? Il s’agit de crèmes composées de filtres minéraux, à base de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc, qui ne pénètrent pas dans l’épiderme. En fait, les minéraux se fixent à la surface de la peau pour former une barrière physique en réfléchissant les rayons du soleil.

Ces crèmes ne contiennent pas d’agents chimiques comme les parabènes, ni de perturbateurs endocriniens. On est donc sur une bonne nouvelle ! Elles ont également une action immédiate et ne nécessitent pas d’être étalées une demi-heure avant de prendre ta première vague. Pas besoin d’anticipation (ce qui tombe à pic pour certains d’entre nous c’est sûr).

Problème en vue : les crèmes solaires minérales ne sont pas parfaites, et non ça aurait été bien trop beau. Elles ont l’inconvénient d’être un peu plus difficiles à étaler et de blanchir la peau. On en parle plus longuement dans cet article, en t’expliquant comment appliquer la crème minérale pour éviter les traces blanches : https://www.lagreensession.com/comment-eviter-les-traces-blanches-des-cremes-solaires-bio/

 

Le confort primant apparemment sur le reste, certains fabricants ont inséré dans la composition de leurs crèmes du dioxyde oui, mais sous forme nanoparticulaire (après avoir broyé les filtres minéraux). C’est là que l’histoire tourne mal, puisque les nanoparticules agiraient comme des perturbateurs endocriniens en pénétrant l’épiderme et présenteraient donc des risques pour la santé.

Faire le bon choix de crème solaire n’est donc pas si simple en prenant en considération toutes ces données. Mais rien n’est impossible, et en faisant attention, il est tout à fait concevable de trouver la perle rare. A l’heure actuelle, mieux vaut donc se tourner vers une crème minérale sans nanoparticules. Pour te guider dans ton choix, on a écrit un autre article sur le sujet chez Le Green Session : https://www.lagreensession.com/comment-bien-choisir-sa-creme-solaire-pour-les-sports-nautiques/

On peut par exemple te conseiller la crème solaire bio de la maison EQ. Elle a été testée et approuvée par notre team. Non seulement EQ est une marque française créée par un surfeur pour les surfeurs, mais elle n’utilise pas de nanoparticules ni de parabène. Cerise sur le gâteau, tu as l’embarras du choix sur la couleur du stick solaire, mauve, bleu, doré, kaki…

De la même façon, on peut faire confiance aux Laboratoires du Biarritz, eux aussi certifiés bio. Leur gamme solaire Alga Maris ® est composée d’actifs uniquement minéraux, qui ne portent pas atteinte à l’environnement.

Ce ne sont là que quelques exemples, d’autres marques françaises ont une démarche similaire adaptée aux sports aquatiques et aux spécialistes de la chaise longue.

 

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