Anthony Colas : tous ses secrets et ses plus beaux voyages

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Anthony Colas : tous ses secrets et ses plus beaux voyages

 

Je m’appelle Anthony Colas, on m’appelle parfois Yep parce que c’est le nom d’une petite boîte que j’ai depuis 25 ans qui est Yep : je suis un peu un mercenaire du surf autour de tout ce qui se passe notamment en termes de guide de surf, guide papier en fait, je sais pas si vous avez déjà entendu parler du StormRider, certains disent que c’est une bible, alors moi ça me gêne j’aimerais pas aller jusque-là mais voilà c’est un guide qui est assez connu pour savoir où sont les spots c’est à dire les endroits où on fait du surf donc clairement c’est 25 ans de ma vie, le livre il est là: il y a 4000 spot, 4 kg des spots, sur 102 pays, donc c’est relativement exhaustif on a commencé avec un guide Europe en 1991 et en 2019 staff on arrivait à un bouquin avec une base spotologique assez complète sur tous les littoraux et qui permettent comme ça de savoir dans quelles conditions de marée, de vent, et de types de vague que l’on va retrouver sur différents types de littoraux puisque évidemment il y a une mosaïque de vagues qui est très différente selon la où on est, selon qu’il fasse chaud, qu’il fasse froid, qu’il y ait des grosses vagues, des houles relativement rares voilà donc c’est vrai qu’il y a des vagues partout en fait c’est une question de fréquence et de qualité et avec ce bouquin donc le StormRider on essaie de répondre à toutes les questions autour de ou aller ? quand aller ? en fonction de quel niveau on peut avoir alors c’est vrai que quand on est débutant on se pose la question toujours d’avoir une vague la plus accessible possible, la plus molle possible, la plus facile à identifier et où a priori il y a le moins de rame parce que c’est vrai qu’au début quand on apprend le surf on n’a pas beaucoup de bras ou en tout cas on n’a pas fait tourner la machine à bras suffisamment vite pour pouvoir ramer longtemps, fort donc la question de trouver une vague où on peut éventuellement remonter par le sable ou en tout cas une vague qui est facile à se placer et donc dans le guide aussi on essaie de trouver les endroits où on va pouvoir faire du surf pour les débutants.

 Qu’est-ce que ça t’a apporté le surf dans ta vie ?

Alors moi j’ai commencé le surf à 14 ans donc voilà j’en ai 52 faites le calcul donc qu’est-ce que ça m’a apporté ? ça m’a apporté beaucoup de vagues quelques rides aussi et puis au final beaucoup de bons moments partagés avec plein de gens différents, dans pleins de pays différent donc c’est vrai que le fait de faire du surf c’est d’essayer d’aller dans un environnement naturel, ouvert, qui est pas restrictif a aucun moment donc on peut vraiment aller sur tous les spots de la planète sans aucune restriction et puis rencontrer le champion du monde ou rencontrer le surfeur du coin et c’est vrai que en fait c’est un endroit de rencontre, avant on se retrouvait autour de la fontaine ou autour de l’âtre pour discuter et puis maintenant c’est le spot de surf voilà donc c’est aussi un endroit où on discute c’est aussi un endroit où on se retrouve et c’est un endroit où on échange, on fait du sport parce que mine de rien aller chercher les vagues c’est un défi contre soi-même et contre les éléments parce que parfois l’océan peut être relativement hostile donc il faut apprendre à se sentir à l’aise dans l’océan apprendre à être calme, calmer sa respiration dans l’eau pour pas avoir peur de se noyer ca arrive très rarement en fait on a l’impression que ça arrive fréquemment et que au final on a peur de se noyer mais au final il y a toujours une espèce d’énergie de survie qui revient quand on commence un peu à flipper et on retrouve la surface et puis voilà on retrouve ses esprits on se calme et puis on se dit où est ma planche on essaye d’avoir une planche à la proximité grâce à son leash et la on remonte sur sa planche et puis voilà on est dans un autre monde on oublie un peu tout et quand on est dans l’eau on apprend juste à observer les vagues, observer les autres, observer ce qui se passe et on essaye de glisser sur un espace que nous on dit «  récréatif » et bien voilà une zone de fun que l’on essaye d’exploiter en respectant des règles de priorité bien évidemment parce que en fait les vagues sont pas innombrables et donc il faut pouvoir les partager entre chacun donc il y a des règles de priorité, des règles qui consistent voilà a déterminer comme sur la route certains ont droit à la vague et d’autres doivent attendre voilà donc il faut il faut respecter les règles de priorité et les locaux d’abord et c’est vrai que quand on arrive quelque part il faut imaginer qu’il y a des gens qui vivent à cet endroit qui sont là à l’année et qui bien évidemment ont pas toujours envie de partager leur vague donc voilà c’est un savant mélange entre se faire accepter, accepter que les autres prennent un peu plus de vagues et considérer que leur droit est légèrement supérieur au vôtre sachant que voilà c’est encore une fois c’est un savant mélange pour que voilà les locaux il y en a dans tous les endroits il faut savoir les identifier sur les vagues et voilà il pas aller chercher des noises quand on n’a pas forcément envie de se battre pour une vague voilà donc ça dépend quel est le degré d’implication on veut avoir pour arriver à prendre la bonne vague de la série au début on prend des petites vagues ce qu’on appelle les news voilà les micros vagues et qui au fur et à mesure qu’on prend confiance on va chercher les vagues de plus en plus de plus en plus élitiste de plus en plus techniques et on va aller chercher bien évidemment au détriment des locaux qui n’ont pas forcément envie de vous la donner et donc voilà il faut il faut il faut prendre le temps faut prendre le temps de se faire accepter et surtout observer savoir qui est qui et comprendre comment ramer sur quelle vague en fonction de qui va prendre la vague est ce assez voilà ça prend ça prend ces identifications et mais après encore une fois il faut rester tranquille et il se dire qu’au final même si on prend pas de vagues c’est pas très grave on a été dans l’eau et c’est bien aussi.

Tes plus beaux souvenirs ?

Les souvenirs de vagues on en a plein et donc c’est vrai que toujours difficile d’identifier des vagues parmi tant d’autres mais la première vague est forcément déjà celle qui compte c’est à dire que le premier jour on va dans l’eau avec son frère son pote on prend une vague et on se dit que voilà il s’est passé quelque chose là il y a eu un déclic parce que ce moment-là c’est le fait de se dire ah ouais il se passe quelque chose, après ça peut être avec une planche de surf, avec des palmes avec un bodyboard avec un SUP peu importe c’est à dire qu’il y a beaucoup de façons de jouer avec les vagues et voilà le fait de jouer pour la première fois avec des une vague c’est un déclic et puis après les meilleurs souvenirs c’est forcément des souvenirs de voyage où on va dans un endroit et là c’est la baraka dans le sens où on à la houle on a le vent, en fait il y a comme un carrefour, un faisceau de facteurs de paramètres qui vont faire que voilà le sort devient quelque chose de totalement jouissif et est incroyablement agréable voilà c’est à dire que dès lors qu’on prend des bonnes vagues avec des copains et que tout se passe bien et qu’en soit le partage de vagues s’est fait de façon fluide et que voilà on nous la technicité de faire voilà il y en a qui font des tubes et puis qu’il y en a qui font des airs et puis il y en a qui font rien en même temps voilà comme on dit le surfeur le meilleur surfeur c’est celui qui s’amuse le plus quoi donc c’est à chaque fois c’est à chacun de trouver son défi sur la vague et de trouver ce qui lui correspond et ce qui fait que il va se pousser un peu plus loin pour aller chercher les vagues qui au départ ils n’auraient pas été chercher parce que voilà encore une fois c’est compliqué d’aller chercher les vagues.

Et il y a vague et vagues : il y a les vagues de l’océan et des lacs de rivières

Ouais sachant qu’en plus quand on parle de vague en général on parle de vagues océaniques c’est à dire des spots mais après on s’aperçoit que les vagues on va en trouver dans plein d’autres environnement différent on parle d’océan mais on parle aussi de mer on  parle de lac vous trouvez des vagues sur les lacs et puis après quand on s’enfonce dans les rivières on va trouver des vagues de mascaret des vagues de barret qu’on trouve aux embouchures et puis quand on remonte vers la montagne on va s’apercevoir qu’il y a des vagues statiques , des vagues stationnaires qui se font avec le débit d’eau et puis après on s’est mis aussi maintenant à construire des piscines à vagues voilà donc on peut être traîné en bateau voilà c’est à dire que le principe de la déferlante peut se trouver dans plein d’endroits différents donc c’est vrai que la vague et protéiforme on peut aller la chercher de façon sur différents supports et dans différents endroits

Tu as plusieurs bébés comme celui-là ?

J’en ai deux, ça c’est le deuxième « Mascaret prodige de la marée » le premier c’était « Mascaret l’onde lunaire » Voilà c’est les deux livres que j’ai fait sur le phénomène parce que parce que je me dis que il fallait que je laisse une trace un forcément quand on commence à approcher un peu avancer dans la vie on se dit que c’est bien de laisser des traces et puis aussi de permettre de faire partager voilà certaines informations donc quand on veut on s’intéresse au mascaret voilà ça permet de comprendre c’est la culture c’est la géographie c’est un peu de d’astrophysique ou s’il est de savoir pourquoi les marées pourquoi ces phénomènes naturels et voilà le StormRider et le livre Mascaret c’est effectivement les deux choses sur lesquelles j’ai le plus le plancher.

Alors vous résumer : plaisir, rencontre, dépassement de soi, voyage, connaissance, tu nous as parlé d’astrophysique

Oui météorologie après c’est vrai que quand on chasse des vagues bon on regarde la météo on essaie de savoir à quel stade de marée on va devoir aller quelque part savoir si le vent vient plutôt de la terre ou plutôt de la mer toutes ces choses puisque en fait voilà les bonnes conditions de surf c’est un carrefour de paramètres et donc il faut identifier ces différents paramètres pour avoir le maximum de chances d’avoir de la qualité de la glace et c’est clairement une dimension où il faut s’intéresser un peu à la géologie du coin, la géographie, à la météorologie du moment et à partir de là déjà on a de bonnes chances d’avoir des bonnes vagues, de les trouver au bon moment d’être là « right time, right place » bon moment bon endroit.

C’est compliqué ?

C’est compliqué tout dépend de quel temps on a pour le faire voilà c’est à dire quand on a beaucoup de temps c’est forcément plus simple et puis au fur et à mesure mesure quand on avance en âge on a un peu moins de temps d’accord donc il faut avoir justement l’expérience de cette anticipation pour aller directement aux bons spots au bon endroit

Prochain challenge ?

Alors pour moi prochain challenge c’est de partir sur ma saison aux Maldives en avril et relancer l’activité de mes voyages avec tous les clients qui ne sont pas partis l’année dernière donc c’est grosse saison aux Maldives de six semaines,4 beau trip l’un après l’autre faire en sorte qu’il y voit que les clients prennent les meilleures vagues possibles.

Nouveau challenge les australiens ?

ouais ouais avec les australiens relancer la machine sur l’organisation de ses voyages sachant que World Safaris donc est une boîte australienne et que moi j’ai pour mission de développer l’Europe pour eux ici donc ça a été mis bien évidemment en stand-by avec les contraintes sanitaires et le fait qu’on peut pas voyager aussi facilement et aussi loin qu’on le voudrait donc dès que voilà la pandémie va se calmer on va relancer nos voyages sur des destinations un peu nouvelle voilà je pense à l’Afrique de l’ouest notamment.

 Donc ce n’est pas que des boat trips ?

Disons que c’est au départ je suis spécialisé sur les boat trip mais voilà l’idée c’est de développer aussi d’autres types de voyages avec des bases de loisirs ou des resort ou des surfcamp ou des hébergements devant les vagues.

Ton endroit préféré au monde c’est les Maldives ?

Mon endroit préféré au monde normalement il faut pas le dire on ne répond pas à cette question mais disons que bon les Maldives c’est clairement de paradis de vagues c’est un peu la venise des surfer parce que il y a une facilité d’accès aux vagues, elles sont relativement simples à surfer et sont très fréquents de très bonne qualité disons que voilà moi personnellement l’endroit le plus évocateur en terme de voyages c’est certainement Madagascar mais là c’est une autre paire de manches c’est à dire que concrètement c’est plus une aventure et un voyage vers une civilisation un peu différente que vers une vague en particulier voilà il y a des vagues autour c’est bien mais voilà pour moi un clairement le l’endroit le plus encensé pour rechercher des vagues c’est cette grande île qu’est Madagascar

 

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